mercredi 2 décembre 2009

Le système des pensions en Europe


Nous savons que dans quelques années voire dizaines d'années environ 30% de la population en Europe aura plus de 65 ans et sera donc pensionné avec notre système de retraite actuel. Or, contrairement aux USA, le système des pensions européens ne provient pas des fonds d'assurances privés mais d'une redistribution des travailleurs actifs vers les pensionnés.
Or, en Belgique si il y a 30% de personnes de personnes de plus de 65 ans, le montant des pensions nécessaire sera doublé mais pas la force de travail.

Selon l'écho de la bourse, 738 millions d'euros destiné au système des pensions a été depensé par l'état pour éponger une partie du déficit budgétaire.

En effet, il n'y a jamais eu d'argent "de côté" dans les fonds du vieillissement ou d'égalisation. Ce n'est pas une espèce de coffre fort où l'on ammasserait des billets de banque. Comme tout fonds, cet argent est placé, en l'occurence en bons du Trésor (dette publique). C'est donc de l'argent que l'état s'est prêté à lui même contre une promesse de se le rembourser à lui même avec intérêts dans plusieurs années.
Bien sûr entretemps l'état a déjà dépensé cet argent (sinon pourquoi emprunter ?) et devra le prélever auprès des futurs contribuables ou l'emprunter à nouveau dans quelques années pour se le rembourser à lui-même et faire face à ses engagements du moment.

L'argent a-t-il encore une valeur?


->argent dette<-
Comme on peut le constater sur cette vidéo, l'argent n'a plus de contrepartie dans les banques.
Le cout de l'argent est le taux d'intérêt, l'argent se crée par la promesse de l'argent futur que sont les crédits hypothécaires, à la consommations, etc...
Les dettes croissent de plus en plus et de plus en plus vite dans notre société contemporaine et la valeur totale mis dans le système monétaire n'est que la promesse de productivité des gens endettés. La différence se trouve dans les déficits budgétaires de chaque état.
N'y a-t-il pas une aberration de notre compréhension du système ou alors les intérêts privés priment toujours sur les intérêts collectifs par essence de la nature humaine si bien que nous endettons la postérité avant même qu'elle n'apparaisse?

Rajoutons à cela l'octroi de crédits faciles dus au faible taux directeur des banques centrales. En effet le taux de la FED (réserve fédérale) est inférieur à 1% et celui de la BCE est à environ 1%. Le faible taux a pour but d'inonder le système monétaire de liquidité afin d'augmenter la productivité par l'endettement.
La croissance économique tire les taux vers le haut jusqu'au point de saturation et non pas jusqu'à son optimum pour se recontracter inlassablement.
Il s'agit de l'ajustement sempiternelle des banques centrales.
Dans ce mécanisme, il ne faut pas omettre la variation de la devise qui s'apprécie ou se déprécie en fonction de la balance commerciale soit lorsque la différence entre des importations et des exportations de cette même nation émettant la devise amène un surplus ou un déficit de la balance commerciale.
Ainsi, une nation est prospère si elle exporte plus qu'elle n'importe et augmente le prix de la devise par rapport à une autre ou augmente le taux directeur de la banque centrale et donc celle des banques privés du pays car les banques privés sont clients de la banque centrale que nous pourrions aussi appeler banque des banques.